Les classifications

Le terme classification fait référence à toutes les activités ou processus nécessaires à la gestion des connaissances. Les processus et activités ont pour but de classer les données, quelles que soient leurs natures, dans des classements appropriés (classes, sections, catégories ou espèces) reliées entre eux par des relations et des liens.

Les classifications hiérarchiques et les classifications analytiques.

LA STRUCTURATION TYPOLOGIQUE e3C

Le terme classification fait référence à toutes les activités ou processus nécessaires à la gestion des connaissances. Les processus et activités ont pour but de classer les données, quelles que soient leurs natures, dans des classements appropriés (classes, sections, catégories ou espèces) reliées entre eux par des relations et des liens.

Il existe deux familles principales de classifications :

Les classifications hiérarchiques et les classifications analytiques.

LA STRUCTURATION de la TYPOLOGIe E3C​

La typologie e3C© par ses nouveautés et sa cohérence, améliore l’interopérabilité et la performance de la typologie par éléments. Elle met en place une interface avec le CFC, codification normative depuis plus de 40 ans des corps de métiers, et permet sa transcription automatique dans la typologie de l’eCCC.bât. La typologie e3C permet également de réactualiser l’usage des « macroéléments » (au nombre de 14) qui étaient tombés en désuétudes avec l’arrivée du « nouveau CFE » du CRB, l’eCCC.bât.
Cette typologie offre la possibilité de réaliser des estimations premières qui tiennent compte de la morphologie des bâtiments sur un minimum de positions : les protoéléments©, au nombre de quatre (pour le CFC 2). Ils sont les « pgcm » élémentaires des bâtiments.

La typologie e3C s’inscrit dans le management de l’information tout au long des processus de projet SIA 112. Les éléments qui la composent sont le support de l’information attendue à chaque phase de l’élaboration du projet par les différents acteurs du projet immobilier.
La structuration de ces éléments repose sur des exigences rationnelles pour des objectifs multiples. Ceux de l’administration publique, des maîtres d’ouvrage (investisseurs), des mandataires, des entreprises.
Principalement :

  • Les prestations fournies par l’EC dépendent en premier lieu du rôle, des besoins et des objectifs de son mandant, soit :
  • Les maîtres d’ouvrage publics ou privés, les investisseurs immobiliers
  • Les architectes, ou les groupes d’étude et de réalisation pluridisciplinaires
  • Les propriétaires d’immeubles et les gérances immobilières
  • Les entreprises générales ou totales

Les systèmes de classifications dans le secteur de la construction.

Pour être valable, un système de classification doit répondre aux exigences suivantes :

  • la stabilité : il doit être applicable dans tout contexte sans modification substantielle ;
  • la flexibilité : il doit être extensible par l’ajout de nouvelles parties.

taxonomiste (du grec taxis, classement et nomos, norme ou règle), organisant l’information dans une structure hiérarchique. 

Aujourd’hui, de manière plus générale, la taxonomie désigne tou

te organisation d’entités ou de concepts organisés hiérarchiquement en une structure pouvant ressembler à la forme d’un arbre. La catégorie la plus générale est représentée par le nœud racine. Du nœud racine, en passant par les catégories pères et les sous-catégories fils, on arrive aux nœuds feuilles qui représentent les objets en détail. 

En général, les objets peuvent être regroupés selon 2 modèles d’organisations :

  • classification hiérarchique et énumérative;
  • classification analytique et synthétique
     (ou à facettes).

Le système de classification par hiérarchie et énumération.

Le système de classification par hiérarchie et énumération est un système de classification plus traditionnel basé sur la taxonomie. Grâce à une structure hiérarchique rigide et unidimensionnelle à fort développement vertical, chaque élément est classé dans une seule catégorie. Toutes les catégories sont reliées entre elles par une organisation de sous-ensembles, comme des boîtes chinoises. 

Chaque élément classé a une position unique dans cette hiérarchie et peut être trouvé par un cheminement en escalier, allant de l’ensemble d’éléments le plus général aux éléments les plus spécifiques. 

Les exemples qui appartiennent à ce type de classification peuvent être des arbres généalogiques ou la subdivision des livres en chapitres, sous-chapitres, paragraphes, phrases, mots, lettres. Toutefois, ce système implique une certaine rigidité et difficulté dans le cas de modifications et d’ajouts de nouveaux éléments.

La classification analytique et synthétique (ou à facettes). 

Ce système de classification est plus élastique car il abandonne le système énumératif et hiérarchique au profit d’une méthodologie composée de schémas flexibles et ouverts avec un développement horizontal. Ces régimes sont plus facilement adaptables en cas de changements successif. 

L’objet à cataloguer n’est plus décrit par une seule caractéristique prééminente qui le représente et détermine son emplacement à un endroit précis dans une hiérarchie de données ; l’objet est identifié et décrit simultanément par plusieurs caractéristiques non chevauchantes, appelées « facettes » (du terme anglais facets – aspect). 

Tout cela constitue un système ouvert qui peut toujours être enrichi de nouvelles caractéristiques descriptives de l’objet.

L’objet décrit plus en détail est facilement identifiable par de multiples accès de recherche fournis par une seule caractéristique ou par l’agrégation de plusieurs caractéristiques.

La norme ISO 12006-2 et autres normes

la norme ISO 12006 est la base de tous les systèmes de classification du bâtiment. La première version de la norme ISO 12006 a été rédigée par l’International Organization for Standardization et publiée alors que les systèmes internationaux pour la standardisation des systèmes de classification faisaient encore défaut. Révisée par la suite en fonction des progrès technologiques et du développement de différents systèmes de classification, l’ISO 12006-2 a pour but de créer des structures ou plutôt des tableaux permettant de classer les types, les éléments et les relations selon une spécialisation particulière. 

Le plan de classification SfB 

La première élaboration du plan de classifiction SfB (Samarbetskommitten for Byggnadsfragor) a été élaborée dans les années 1940 à la demande du comité suédois de coordination du bâtiment. Mis à jour et développé au cours des années suivantes, ce plan de classification et de codification pour le bâtiment a été exporté dans plusieurs pays européens. 

Le mode opératoire du plan SfB peut être défini « à facette » : pratiquement chaque partie individuelle ou élément du projet peut être décomposé en 4 niveaux de lecture appelés « tableaux ».

La classification UniFormat 

La classification UniFormat est née  États-Unis en 1973 en tant qu’instrument de classification des éléments de construction et relatif aux travaux de mise en oeuvre. Ce système de classification est basé sur 2 éléments :

La classification MasterFormat 

La classification MasterFormat a été publiée en 1963 et mis à jour en 1974 par les instituts de recherche nord-américains CSI (Construction Specification Institute) et CSC (Construction Specification Canada). 

La classification MasterFormat est actuellement le système de classification le plus utilisé dans l’industrie de la construction aux États-Unis d’Amérique et au Canada. 

Les normes Suisses CFC et eCCC

Le BIM et les classifications


Les recommandations de buildingSMART France sont reportées dans le guide « Comment rédiger une convention BIM »
Il est clair que travailler de façon collaborative dans un processus BIM comporte la nécessité d’utiliser un langage commun dès les phases initiales du projet.
Ce système de référence doit être figé précisément à priori et pour tous pour une bonne démarche BIM. Toute modification du système de classification lui ferait perdre sa notion de standard de référence et comporterait des couts et des risques pour la gestion et la mise à jour du système d’informations
Il est possible de retenir plusieurs standards de systèmes de classification (En Suisse notamment le CFC et l’eCCC) afin de répondre à différents usages et dans ce cas il nécessaire qu’un tableau de correspondance soit défini entre les références retenues ; ce tableau fera évidemment référence à l’IFC. (Ifc ClassificationReference)
Aussi le standard IFC et mis en référence avec les outils de classification des données pour communiquer des informations utiles dans le processus du bâtiment.